19 janvier 2008

Dernière ligne droite...

Afin de réussir, rien ne vaut les traitements réglant un peu l'âme plus qu'autre chose.
Petite recette de la réussite:
- Sédatif PC, pour les états anxieux et émotifs provoquant les troubles du sommeil.
- PhytoTrac, homéopathie contre l'émotivité, le trac et le stress ponctuel.
- Vitamine C, un incontournable.
- Dyno-Mins, du magnésium sous la forme d'énorme comprimé.
Si avec tout ça j'y arrive pas!!!!
Faudrait quand même pas que j'oublie mon cerveau.... le pire c'est que ça pourrait arriver sans m'en rendre compte...Et si, par exemple, des extra-terrestres prennent place dans le corps de mes chats (êtres vivants avec qui je passe le plus de temps et à qui je parle le plus souvent...je sais , je ne suis pas très normale:)), et qu'ils décident de faire un trou dans ma boite cranienne pendant le peu de sommeil profond dans lequel j'arrive à être (ils sont perfides quand même), qu'ils prennent une paille fabriquée à l'avance au moyen de leurs pattes pleines de poils( pas bêtes, ils ont prévu le coup depuis longtemps), et qu'ils aspirent, juste la veille du concours tout mon cerveau... En me réveillant, finalement je ne m'en rendrai pas compte vu que je préfèrerai faire le ménage pour me déstresser... Et là, arrivée devant la copie, plus de cerveau....
Que faire? Quoi dire? Rien, le Néant...
Mais tout cela n'arrivera pas car je feinterai mes chats: la veille du coucours je serai deja sur montpellier, chez Lila, loin donc de tous chats. Ouf! je suis sauvée mais heureusement que j'y ai pensé! Ah! Ah! je les ai bien eu...
Des fois, comme ça, j'ai l'impression que ma tête ne tourne vraiment pas rond, qu'est que je m'amuse toute seule quand même:)
Sur ces grandes préoccupations, apres avoir analysé notre chére Princesse de Clèves je m'en retourne à ce cher bon vieux Du Bellay, mais avant tout cela un peu de petit latin et de petit grec pour la mise en forme...
En parlant de ce poète je vous mettrai demain ou un peu plus tard un de ses poèmes des Antiquités de Rome, une pure merveille.
Comme quoi, ma chère Aurélie, le fait de ne plus être "super jeune" nous permet d'avoir une compréhension beaucoup plus intéressante sur certains sujets...
Sur ce, au boulot petit cerveau que je suis.

09 janvier 2008

Ici

(Avant de lire ceci, il faut sélectionner "l'entraille: Histoire au feu de bois" pour lire l'histoire depuis le début, j'espère que ça vous plaira:))


Son sac est récupéré et complètement desséché. Il reprend sa route.
Un morceau de bois en guise de canne, ah! qu'il est beau cet assassin vagabond.
Le visage semble attristé, ou plutôt indifférent, vide; il a un but à accomplir, il s'est promis d'y arriver. Il s'arrète un instant et se rend compte de cette marque qu'il a sur l'avant bras: une marque de son assouvissement lorsqu'il était encore dans la maison initiale. Il s'assoit et prend dans sa poche la lime à ongle qu'il avait récupérée de sa morte femme.
En avant, en arrière, à gauche, à droite, sans cesse, sans arrêt, sa décision est prise, tout son passé doit disparaitre. Ce mouvement incessant de la lime sur sa peau devient toute l'oeuvre d'une vie, une goutte de sang se dilate en se mélangeant aux poussière de l'instrument et de la saleté accumulée depuis son départ.
Le sang s'écoule en un mélange qui ne fait plus qu'un ensemble mi-liquide, mi-solide, qui pénètre dans la Terre.
Il n'a pas mal, quelle vision étrange que cet homme sans souffrance qui se lime un bras dans cette chaleur pesante qui le rend flou au loin comme si personne ne pouvait le voir, comme si il ne devenait plus qu'un mirage, une vision irréelle de notre esprit créateur de tant de folies.
La peau n'est plus, elles est déchiquetée et indissociable du mélange créé par le frottement. Il arrète afin de ne pas non plus aller jusqu'à l'os et perdre un bras qui lui permet de porter son sac, son pragmatisme est terrifiant, il n'a pas sourcillé une seule fois.
Il se relève et le sang continue de s'écouler lors de sa marche, suivant ses pas, traçant son chemin de manière indélibile.

01 janvier 2008

(Re)Commencement...

Bonne année à tout le monde et joyeux noel en retard!!!
Que tous vos voeux se réalisent et pensez aux prochain voeux pour l'an prochain, c'est un peu énervant d'avoir toujours les mêmes, on a l'impression de tourner en rond.
Bisoux à tout le monde!!

14 décembre 2007

Un nouveau lien

Je vous conseille vivement d'aller voir ce blog qui est vraiment "une pure merveille pour les yeux"; bonne visite à tous:

07 décembre 2007

L'Aurore

Il se réveille, elle le sait, il est loin, elle le sait, il ne parle plus, elle le sait.
Il la regarde, elle le sait, il pense à elle, elle le sait, il lui écrit, elle le voit.
L'aube sans âme s'élève des profondeurs, elle respire sans lui, il lui manque, elle se sent seule et l'appelle:" O toi Typhon aux milles bras, vient et ne repars plus, ne cesse plus de tournoyer en moi, la Nuit risque de venir pour m'enlever et tu ne saurais où me retrouver, il est temps de rester et de poursuivre le Soleil qui s'en va sans moi, me laissant aux bords du Styx"
Prière sans appel, Typhon sera vaincu par le plus puissant de tous, celui qui a la plus grande ruse. Pauvre Aube qui ne sera jamais que ce pourquoi elle est.

06 décembre 2007

Un conte oublié que ma chère Lila m'a envoyé

Un conte oublié .

Voici le conte le plus court et le plus beau que tu n'aies jamais lu.
Il était une fois une jeune fille qui demanda à un garçon s'il voulait se
marier avec elle.

Le garçon lui répondit "Non!".

Dès lors la jeune fille vécu toujours heureuse, sans laver, ni cuisiner, ni
repasser pour personne, en sortant avec ses amies, en faisant l'amour avec
celui qu'elle voulait, en travaillant et dépensant son argent comme elle le
voulait.
* *FIN**
Le problème c'est que depuis que nous sommes toutes petites, on ne nous a
jamais raconté ce conte. Et ils nous ont bien foutues dans la merde Avec ce
putain de prince charmant !!!!

03 décembre 2007

Bleu

Juste une couleur, une senteur, un bruit, un goût. Tout cela certes nous dépasse et ne peut que nous effrayer, pauvre vers de terre qui s'oublie dans cette immensité ; l'acces semble bloqué, l'invertébré ne cesse de creuser avec tout l'acharnement possible, il ne se fatigue pas, il ronge cette terre de peur de tomber dans ce coeur si effrayant et si profond de la Terre.
Il n'a pas de dents, il est usé au bout de tant d'années d'acharnement vain, d'autres ont cessé de creuser voire ne s'y sont même pas essayé, l'air est bien trop fatiguant.
Dans le premier rayon brillant jamais vu, il chute et ceux de derriere aussi, laisant devant lui un acces qui se referme encore et encore et le fera toujours ainsi...

Note de nuit

Tam tam, tam tam, tam tam
Rythme rotulien de la ronde
Sortez papillons, volez, sursautez
L'Homme ne saurait vous arreter
Roi de l'illusion lunatiquement argenté
Feuille, vent, arbre, fissure tranquille
Respire encore, souffre sans coeur
Ne retarde l'inébranlable fermé
Reste incohérent toujours
Revient voir nature
Reprends par des tours
Vol blanchâtre des papillons.

Un coup de coeur

Poeme de Georges Rodenbach, dans Le Règne du silence:

Douceur du soir! Douceur de la chambre sans lampe!
Le crépuscule est doux comme la bonne mort
Et l'ombre lentement qui s'insinue et rampe
Se déroule en fumée au plafond. Tout s'endort.

Comme une bonne mort sourit le crépuscule
Et dans le miroir terne, en un geste d'adieu,
Il semble doucement que soi-même on recule,
Qu'on s'en aille plus pâle et qu'on y meure un peu.

Sur les tableaux pendus aux murs, dans la mémoire
Où sont les souvenirs en leurs cadres déteints,
Paysages de l'âme et paysages peints,
On croit sentir tomber comme une neige noire.

Douceur du soir! Douceur qui fait qu'on s'habitue
A la sourdine, aux sons de viole assoupis;
L'amant entends songer l'amante qui s'est tue
Et leurs yeux sont ensemble aux dessins du tapis.

Et langoureusement la clarté se retire;
Douceur! Ne plus se voir distincts. N'être plus qu'un!
Silence! deux senteurs en un même parfum :
Penser la même chose et ne pas se le dire.

27 novembre 2007

Le poete sur la mer marche de ses semelles souillées de terre

Voilà plus ou moins une définition qui me semble assez juste sur le symbolisme poétique...
Mais Mallarmé a tout changé dit-on, certes mais heureusement que notre cher Baudelaire est passé d'abord par là et on a que trop tendance à l'oublier...
Sur se Salluste m'appelle et m'obsède avec sa "conjuration de Catilina", encore un qui souffre du "péché originel" romain